Retour sur la braderie paroissiale des 11 et 12 avril

Pendant deux jours, les bénévoles de la paroisse Saint-Vincent-Ferrier se sont mobilisés pour faire vivre la traditionnelle braderie dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Bénévole très investi dans la vie de la paroisse, Jean-Paul Théaud nous livre ici un récit vivant et plein de détails de ces journées rythmées par l’accueil, les échanges, les trouvailles… et l’incontournable parfum des crêpes.


Samedi 11 avril 2026

9 h. – Le grand bâtiment de l’église paroissiale de Saint-Vincent-Ferrier est encore endormi. Le parfum des cierges qui brûlaient la veille dans la nef embaume l’espace silencieux.

Un bruit sec, une ombre se glisse dans le sas de la porte d’entrée et, sans discrétion, se dirige vers la salle de réserve de la braderie. Ses pas claquent sur le sol entre les étals regorgeant de produits divers mis en place ces deux derniers jours. Bien rangés dans des espaces dédiés : vêtements, linge de maison, quincaillerie, vaisselle, jouets, chaussures, livres… et pâte à crêpe qui travaille en silence depuis la veille.

La porte de la braderie s’ouvre et Jean-Paul pousse un cri. Le « Ah ! » résonne dans la réserve, véritable « cathédrale d’Ali Baba ».

— « Marie-Odile, tu es arrivée avant moi ! »

Déception feinte et humour partagé. La responsable des stocks s’affaire, comme presque tous les jours, autour de ses cartons pour s’assurer que tout est prêt.

10 h. – Une cinquantaine de personnes se précipitent dans l’établissement. Un brouhaha sympathique émane des différents lieux de vente. Les vêtements sont bousculés avec maîtrise et se retrouvent enlacés ou ignorés négligemment.

En empruntant le couloir descendant, lui aussi riche de bibelots divers, on arrive face à l’espace vaisselle où règnent Annie et ses complices. Discrétion, précaution, silence : on observe religieusement la verrerie fragile dans des gestes lents et respectueux.

Tout à côté, Annie, Annick et Marie-Thérèse discutent à voix basse, surveillant d’un œil attentif les rangées de rideaux, couvertures et autres linges de maison étalés sous l’œil des prospecteurs du jour.

Plus bas, Dominique et Catherine sortent de leur réserve et invitent les chalands à visiter leur domaine. Chaussures, sacs et objets en cuir sont disposés sur les tables au regard des curieux.

À l’espace jouets, un enfant accompagné de sa maman contemple avec gourmandise ce paradis de l’enfance. Oursons, poupées, camions et mille autres trésors s’offrent à lui. La maman résiste un temps, puis cède gentiment aux sollicitations de sa progéniture.

Une fois ! Deux fois ! …

Au-delà, un pieux mensonge clôt la litanie du chérubin. Un « C’est trop cher » un peu fragile, mais qui se veut convaincant, écourte la visite de la maison du Père Noël. Nicole est ravie.

À la vente de livres, c’est le silence des chercheurs de perles mêlé au bavardage heureux de ceux qui retrouvent « leur » livre de jeunesse. Denis et Benoît farfouillent sur le stand et, en connaisseurs, délivrent conseils et recommandations.

12 h. – L’ambiance est calme. L’atmosphère est maintenant envahie d’un parfum qui taquine les narines. À travers les murs du bâtiment, les crêpes titillent les organes olfactifs et invitent chacun à rejoindre les six crêpières installées près de la terrasse. À l’œuvre depuis 9 h, leur stand remporte un vif succès.

Les deux jours de braderie se déroulent rapidement. Les trente bénévoles maîtrisent avec brio leur activité. Quelques « coups de feu », quelques moments de quiétude rythment ce temps partagé.


Dimanche 12 avril

19 h. – La pression est retombée. La recette de ces deux journées est respectable et les étals sont presque vides. Demain, il faudra tout débarrasser, ranger, nettoyer.

On partage alors le pot de l’amitié — avec modération, bien sûr. Chacun échange anecdotes, souvenirs et petits moments marquants de ces deux journées.

20 h. – Tout le monde se sépare avec le sentiment d’avoir vécu de beaux moments de convivialité et d’amitié.

Une chose est certaine : rendez-vous l’année prochaine.

Texte : Jean-Paul Théaud